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REPRISE DES ACTIVITES DU BLOG DE L’IPET-NESUT

Après un long sommeil, le blog officiel de l’Ipet-Nésut sort de sa torpeur pour vous informer sur les activités et les évolutions du Sultanat Zaria-Shabazz.

Bureau de Presse de l’Ipet-Nésut

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Présence d’UFOs dans l’Amirat de Nouvelle-Dongola

Cette vidéo est intéressante dans le sens où elle est fondée sur une investigation que l’on peut retracer et pour laquelle l’auteur, Linda Moulton Howe, 75 ans, s’est fondée sur un témoignage de première main. Celui de “Brian”, 59 ans, se déclarant être un ancien officier de la marine US et ingénieur de première classe […]

via Une Base Extraterrestre en Antarctique : Un militaire témoigne… — Ûhxnûé

Retour (Restauration?) de la Royauté Traditionnelle à Bê-Akrika

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Le Premier Ministre bê-afrikain SE Simplice Mathieu Sarandji à la concertation nationale des chefs traditionnels

Le vendredi 16 décembre s’est tenue à l’hôtel Ledger Plazza de Bangui une concertation rassemblant pour la première fois, depuis l’arrivée des colons, un grand nombre de chefs, de sultans ainsi que les chefs de terre. L’objectif visé par cette rencontre inédite était de réfléchir à la création d’un cadre juridique viable, pérenne en vue de la restauration de l’autorité de l’Etat à travers la réhabilitation des Rois traditionnels bê-afrikains.

Cette initiative a ravi et comblé de joie Sa Majesté Ibraïm Senoussi, Sultan de Ndélé (dans la Bamingui Bagoran) comme nous pouvons le lire dans sa déclaration à la presse locale (RJDH) : “c’est un sentiment de satisfaction pour nous aujourd’hui car depuis un certain temps, la chefferie traditionnelle n’existait pas, ils n’avaient pas de pouvoir. Nos pouvoirs étaient dans la rue, chacun est libre de faire d’eux ce qu’il veut. Aujourd’hui (…) le gouvernement a voulu à ce que les chefs des villages retrouvent leur autorité, ma joie est vraiment infinie“.

Réfléchissant aux meilleures solutions à apporter à la situation chaotique bê-afrikaine, le Premier Ministre bê-afrikain, Mathieu Simplice Sarandji, chef du gouvernement, reconnait que ” toutes les solutions importées, n’ont pas servi jusqu’au jour d’aujourd’hui. Les chefs traditionnels existaient jadis bien avant la colonisation, finalement tout a été chamboulé, remis en cause. Maintenant nous avons pris conscience, qu’il faudrait restituer, ou restaurer l’autorité de nos chefs traditionnels (…)“.

Sa Majesté Magistrale Tahéruka Shabazz le Sekhem-Bawantua du Sultanat de Zaria-Shabazz

La Géographie du Sultanat de Zaria-Shabazz

La Géographie du Sultanat de Zaria-Shabazz

Puisque nous avons beaucoup insisté sur le volet historique de la Maison Royale Zaria-Shabazz depuis son ancestral terre nilotique jusqu’à aujourd’hui, il nous fallait dans le même temps équilibrer les données diffusées, en brossant, ne serait-ce que sommairement, un tableau de la géographie zariate-shabazz.

Comme il nous a été permis de le signaler antérieurement, la Maison Royale Zaria-Shabazz est originaire de la Nubie (Soudan actuel) puisque la mémoire collective nous rappelle que nos devanciers et ancêtres ont remonté le cours du Nil jusqu’à s’installer durablement dans le sud-ouest de la Nubie, précisément tout le long du Bahr al-Ghazal, et ce jusqu’à la fin du 18ème siècle. De ces origines nubiennes, reste encore dans la juridiction du Sultanat Zaria-Shabazz le Syaba (Marquisat) de Yam que les organisations dites internationales qualifient aujourd’hui de « terre vierge ».

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Figure 1 Territoire austral que constitue l’Amirat (Principauté) de la Nouvelle-Dongola, partie intégrante du Sulatanat Zaria-Shabazz

Avec la Restauration de la Maison Royale Zaria-Shabazz dans ses droits inaliénables de souveraineté, de gouvernement, de diplomatie et de territoires et aussi avec l’adoption du Géo-Panafricanisme d’Expansion (GPE) comme Doctrine de Politique Étrangère (DPE) du Cabinet Magistral Zaria-Shabazz, la géographie du Sultanat Zaria-Shabazz été augmentée de possessions australes avec l’Amirat (Principauté) de la Nouvelle-Dongola, le territoire le plus septentrional du Sultanat de Zaria-Shabazz. Pour l’exploitation, la gestion et la mise en valeur des ressources de l’Amirat (Principauté) de la Nouvelle-Dongola, le Chef de la Maison Royale Zaria-Shabazz, Sa Majesté Magistrale le Sekhem-Bawantua Tahéruka Shabazz, a créé l’Organisation Maure des Territoires de la Nouvelle-Dongola (OMTND) placée sous l’autorité d’un Commissaire-Général nommé par le Sultan de Zaria-Shabazz lui-même.

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Figure 2 Métropole du Sultanat de Zaria-Shabazz depuis la Restauration du Chef de la Maison Royale Zaria-Shabazz

Le cœur de la géographie de jure du Sultanat Zaria-Shabazz étant concentré sur les historiques terres d’influence du clan Yakoro des Mandya-Gbokodé dont descend par lignage direct la Maison Royale Zaria-Shabazz. Inclus dans cet ensemble homogène l’exclave qu’est le Nagarat (Comté) d’Al-Sabara qui était à l’origine une terre des « Alis » avant que notre ancêtre le Mokonzi Wananga s’en empare devenant dès lors leur nouveau Mokonzi avec la fondation de nombreux villages dont celui de Kulé-Mandya dont la dernière Mokonzi (notre grand-tante) vient de transiter dans l’autre monde (paix à son âme). Le Nagarat (Comté) d’Al-Sabara est une seigneurie exclusive de Son Altesse Royale, la Könutenta du Sultanat de Zaria-Shabazz. C’est sur ce territoire que les premières activités économiques et culturelles de la Maison Royale Zaria-Shabazz ont démarré depuis le retour du Chef de la Dynastie sur ses terres.

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Figure 3 Un week-end champêtre de Sa Majesté Magistrale le Sekhem-Bawantua Tahéruka Shabazz dans le Nagarat (Comté) d’Al-Sabara

Au niveau de la géographie physique les espaces de métropole présentent en général un visage savanier. Le Syabat (Marquisat) de Yam est quand à lui en milieu sahéro-sahélien (désert aride chaud) alors que l’Amirat (Principauté) de la Nouvelle-Dongola est un désert austral froid où l’on trouve les températures les plus basses au monde.

Les richesses dans ces différentes parties tant au niveau de la faune, de la flore, du sol, du sous-sol, des fleuves et fonds océaniques sont si importantes que cela mérite une étude plus fouillée pour en présenter les caractéristiques principaux (agriculture, pêche, minerais, éco-tourisme, etc.).

Sa Majesté Magistrale Tahéruka Shabazz, le Sekhem-Bawantua du Sultanat de Zaria-Shabazz

Rôle des officiers du Cabinet Magistral, du Conseil Privé et du Corps Diplomatique du Sultanat de Zaria-Shabazz

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Armoiries du Sultanat de Zaria-Shabazz

En attendant la publication des udyu néby (décrets magistraux) et des circulaires du Secrétariat Général de l’Ipet Nésut portant sur la constitution des offices de l’Ipet-Nésut Zaria-Shabazz, du Cabinet Magistral Zaria-Shabazz et du Conseil Privé, sur la nomination de leurs membres, sur la création de l’Agence de Presse Zaria-Shabazz et sur la nouvelle carte diplomatique du Sultanat de Zaria-Shabazz; le Bureau de Presse de l’Ipet-Nésut Zaria-Shabazz porte à la connaissance du public les grandes lignes de ces udyu néby et autres circulaires ministériels. Il s’agit ici de la présentation succincte des différents offices et officiers du Sultanat de Zaria-Shabazz.

 

Les officiers

Le Lieutenant-Général du Sultanat de Zaria-Shabazz : assure l’intérim sur le Trône de Geb en l’absence du Sekhem-Bawantua lors de situations exceptionnelles.

Le Dyéret-Nésut : assume les charges de Chancelier du Cabinet Magistral, de Ministre des Affaires Etrangères et de Garde des Sceaux Magistraux.

Le Makhdum du Sultanat : assume les charges de Grand-Scholastique (Ministre de l’Education), de Ministre de la Culture et de Ministre de la Recherche Scientifique.

La Représentante Spéciale pour le Commerce Extérieur : supervise l’exportation du beurre de karité, du poisson salé, des fruits et légumes et des textiles du Sultanat de Zaria-Shabazz.

Le Conseiller Spécial pour le Renseignement : apporte son expérience en matière de renseignement et de sécurité en conseillant le Souverain.

L’Aide de Camp du Sekhem-Bawantua du Sultanat de Zaria-Shabazz : a en charge le protocolat particulier du Sekhem-Bawantua du Sultanat de Zaria-Shabazz.

La Calame du Sekhem-Bawantua du Sultanat : rédige les courriers confidentiels du Sekhem-Bawantua du Sultanat de Zaria-Shabazz, sert d’interface entre le Souverain et le Dyéret-Nésut et exécute des missions secrètes pour le compte du Souverain.

La Directrice du Bureau de Presse de l’Ipet-Nésut Zaria-Shabazz : gère la communication officielle de l’Ipet-Nésut ainsi que l’Agence de Presse Zariate-Shabazz (APZS).

Le Directeur des Archives et de la Bibliothèque Royale : conserve tous les documents officiels de l’Ipet-Nésut Zaria-Shabazz (sauf les traités) et administre la bibliothèque royale.
L’Ambassadeur Plénipotentiaire du Sultanat de Zaria-Shabazz : représente diplomatiquement à l’étranger Sa Majesté Magistrale Tahéruka Shabazz, Sekhem-Bawantua du Sultanat de Zaria-Shabazz.

Le Secrétaire Particulier du Sekhem-Bawantua du Sultanat de Zaria-Shabazz : anime les plateformes en ligne de l’Ipet-Nésut Zaria-Shabazz et répond aux courriers de l’Ipet-Nésut Zaria-Shabazz.

 

Les offices de l’Ipet-Nésut Zaria-Shabazz

Intendance de l’Ipet-Nésut : s’occupe de la gestion des stocks alimentaires, des activités agro-pastorales de l’Ipet-Nésut, de l’entretien du domaine de l’Ipet-Nésut Zaria-Shabazz ainsi que de ses biens mobiliers et immobiliers.

 
Bureau de Presse de l’Ipet-Nésut : se charge de la gestion du blog officiel de l’Ipet-Nésut et de la direction de l’Agence de Presse Zariate-Shabazz (APZS).

 
Gouvernorat Militaire de l’Ipet-Nésut : assure la sécurité des biens et des personnes de l’Ipet-Nésut. Cette sécurisation de l’Ipet Nésut revient de juré à l’Ordre Militaire et Hospitalier Shabazz et son Grand-Maître qui ont en charge également la gestion des établissements hospitaliers de l’Ipet-Nésut Zaria-Shabazz.

 
Secrétariat Particulier de l’Ipet-Nésut : anime les plateformes en ligne de l’Ipet-Nésut Zaria-Shabazz et répond aux courriers du Palais.

 
Association de Soutien aux Œuvres Royales (ASOR) : apporte un soutien moral et social aux populations démunies, meurtries, souffrantes et dans le besoin pour le compte de l’Ipet-Nésut Zaria-Shabazz.

 
Agence des Services d’Urgence (ASU) du Sultanat de Zaria-Shabazz : intervient dans les situations de crise, de catastrophes naturelles, de menaces, de dangers afin de sécuriser, secourir, protéger les biens et les populations et restaurer la paix.

 
Cour de Justice : rend la justice au nom du Souverain selon les lois en vigueur dans le Sultanat de Zaria-Shabazz.

 

Sa Majesté Magistrale Tahéruka Shabazz, Chef de la Maison Royale Zaria-Shabazz

Travail et détente au bord du fleuve Oubangui

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Sa Majesté Magistrale Tahéruka Shabazz, Chef de la Maison Royale Zaria-Shabazz, avec le Coordonateur-Général du MJCR

C’est seulement à partir du 20 Septembre 2016 que les travaux du Cabinet Magistral Zaria-Shabazz reprendront. Après que les derniers ajustements aient été effectués. En attendant, c’est l’infatigable travail muet de terrain. Ici sur les bords du fleuve Oubangui, entre la RDC et la RCA.

Sa Majesté Magistrale Tahéruka Shabazz, Chef de la Maison Royale Zaria-Shabazz

(SUITE) Entretien avec le Chef de la Maison Royale Zaria-SHhabazz, Sa Majesté Magistrale Tahéruka Shabazz, Sekhem-Bawantua du Sultanat de Zaria-Shabazz.

La suite de l’entretien de Sa Majesté Magistrale Taheruka Shabazz, Sekhem-Bawantua du Sultanat de Zaria-Shabazz

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Interview de Sa Majesté Magistrale, à bâton rompu avec la presse.

GPMZS: Quid de l’Asie et de l’Europe. Est-ce raisonnable de penser que demain puisse exister des revendications d’ordre royaliste parmi les Noirs d’Europe ?

SMMTH: Pour l’Asie, la question de la royauté est heureusement d’actualité malgré les féroces attaques coloniales incessantes du siècle passé dont un des buts avoués était de déposer les têtes couronnées de ce vaste continent du peuple originel. Ainsi voyons-nous encore des monarchies vivantes comme au Brunei, au Cambodge, au Népal, au Bouthan, en Thaïlande, au Japon, etc. Et même dans des pays acquis à la démocratie, à la république comme l’Inde, l’Indonésie, la Malaisie, les Philippines, etc. existent encore des provinces autonomes avec à leurs têtes des Rois. Le mouvement de restauration royale est en bonne voie de ce côté-ci du monde originel. Dernièrement, Sa Haute Noblesse l’Askia Ani’oto Shabazz, Mokonzi de Fort-Méroe, partageait avec Nous un article du chercheur Anda Djoehana Wiradikarta sur le processus de restauration des monarchies en Indonésie. Un article vraiment très intéressant et enrichissant que je ne peux que vous recommander.
Pour l’Europe, laissez-moi vous dire que contrairement à ce que pense la majorité des gens, la question de la royauté des communautés africaines est plus que d’actualité. J’ai souvenir d’une analyse du polémiste français Éric Zemmour qui s’appuyait sur les travaux de la démographe française Michèle Tribalat, directrice de recherche à l’INED (Institut National d’Etudes Démographique), et qui disait que la France n’était pas à l’abri d’une montée sécessionniste dans les zones à forte concentration d’immigrés d’origine afro-musulmane. Il prenait l’exemple du département de la Seine Saint-Denis qui selon lui pourrait dans un avenir plus ou moins proche proclamer un Émirat Islamique indépendant contre l’Etat central jacobin français. Un peu comme les Vendéens l’avaient tenté après la sinistre révolution française de 1789 du calendrier romain. L’auteur à succès Michel Houelbecq dans son dernier ouvrage, qui lui valut le prix Goncourt, imagine une future élection présidentielle en France qui serait gagnée au second tour par un candidat musulman du fait de la démographie et de la progression des idées islamiques, royauté y compris (Émirat, Califat), en Europe et en France en particulier.
Alors oui je suis d’accord que les Noirs en Europe et en particulier en France ne sont pas du tout dans une optique royale et ne sont même pas organisés dans une solide organisation unitaire. Mais depuis le début des années 301600, il y a une vague identitaire menée par un courant dynamique, ou du moins qui fut dynamique, qu’est celui des afrocentristes. Un courant dont l’objectif est le retour civilisationnel à nos modèles ancestraux, à nos humanités classiques africaines. Seulement leur réflexion s’est arrêtée au seul volet culturel et depuis près d’une dizaine d’années elle est embrumée par des débats stériles sur la religion. Certains tentent de créer des communautés économiques pour soutenir les activités culturelles et cultuelles. Tout ça est très bien, mais ils passent à côté de l’essentiel, de la vraie question qui est d’ordre politique. Pourquoi ne veulent-ils pas aller jusqu’au bout de la logique afrocentriste qui commande un leadership politique, une unité derrière un leader, une autorité ? À partir du moment que cela sera fait, le succès viendra de lui-même.

GPMZS: Mais alors qui ? À qui pensez-vous ?

SMMTH: Dans la galaxie afrocentriste vous avez des personnalités qui ont une autorité naturelle et qui font aussi bien consensus que l’unanimité. Je pense notamment à quelqu’un comme Doumbi Fakoly ou même Ama Mazama. Beaucoup de gens se groupent autour d’eux. Ils sont de facto les chefs de leur communauté, mais je ne comprends pas ce qui les empêche de franchir le pas pour les élever en dignité ? De faire par exemple de Doumbi Fakoly le Roi, le Fara de la communauté afrocentriste d’Europe ? De quoi ont-ils peur ? En vérité s’ils allaient jusqu’au bout de cette réflexion politique en le proclamant, lui ou un autre, Fara de leur communauté les choses iraient beaucoup plus vite pour eux. Le nouveau Fara pourrait alors constituer son Conseil (Gouvernement) pour mieux coordonner la communauté, ses activités culturelles, cultuelles, économiques, pédagogiques, etc. Ils ont eu le courage de le faire au niveau académique en élevant le Shemsou Ma’at Grégoire Biyogo au statut de savant des savants, lauréat du Prix Cheikh Anta Diop, en somme le Fara de la pensée afrocentrique. Il ne leurs reste plus qu’à franchir le pas au niveau politique. Pourtant, il y a des exemples, nous l’avons vu aux USA avec Silis Muhammad qui avait fait scission avec la NOI quand le chérif Warith Deen Muhammad en a pris les rennes et qui a fini par se ranger et reconnaître l’autorité de l’Honorable Ministre Louis Farrakhan comme seul Khalife de la NOI. En effet, son épouse Misshakee Muhammad a fini par être proclamée et couronnée Reine de la Nation Afro-descendante. Et même du temps de l’éphémère Tribu KA, nous avions un Fara en la personne de Kémi Séba. Il n’a été ni élu, ni contesté mais naturellement reconnu pour ce qu’il était. Et tout un chacun prenant sa place soit dans l’administration de la Tribu KA, soit en tant qu’élément de l’ensemble, ce qui nous a permis d’avancer dans notre combat. Alors il ne s’agit pas de redonner vie à la Tribu KA, loin de là, étant donné que les buts ne sont pas les mêmes, la vision non plus n’est pas la même, mais plutôt de rependre ce qui est positif et vivant pour soutenir la cause de la communauté. Et en ce sens l’organisation monarchique est un outil essentiel, vital. En adoptant cette approche cela permettra de jeter les bases de relations diplomatiques avec des Royaumes d’Afrique comme le Sultanat de Zaria-Shabazz dont le souverain est conscient de l’enjeu historique du retour à nos fondamentaux ancestraux.
La majorité de nos Rois en Afrique n’ont plus cette vision, il suffit de voir dans les pays comme le Nigeria, l’Ouganda, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, le Cameroun, le Congo Démocratique, etc., ce à quoi jouent les Chefs des Maisons Royales Traditionnelles. D’ailleurs à ce titre je conseille tout particulièrement de consulter le livre collectif sorti en 2003 aux éditions Khartala, “Le retour des rois. Les autorités traditionnelles et l’État en Afrique contemporaine”. Nombre de ces Rois traditionnel monnaient le plus souvent leur position pour des miettes politiques lors des élections. Voilà ce à quoi nous en sommes réduits aujourd’hui, c’est triste. Ces royautés ancestrales sont aujourd’hui le plus souvent utilisé comme tremplin politique, économique ou académique. Ça fait bien sur le CV. Rappelons-nous le combat qui a opposé, il y a deux ans de cela, le Prince Aminu Ado Bayero et Sanusi Lamido Sanusi l’ancien gouverneur de la banque centrale nigeriane pour devenir Émir de Kano à la suite du décès du défunt Émir, Ado Abdullah Bayero après un long règne de cinquante et un ans. De violents combats ont eu lieu entre les partisans de ces deux prétendants qui en fait étaient respectivement soutenus par les partis politiques de l’APC du Président Goodluck et du PDP du Général Buhari.
En tous les cas, en assumant cette option politique les afrocentristes pourraient nouer des liens diplomatiques avec forces royaumes africains et afro-diasporiques, comme les Maisons Royales et Impériales d’Ayiti, la Maison Impériale Mugin de l’Empire-Maure-Amexem, la Maison Royale de Madagascar, la Maison Royale du Lado, la Maison Royale du Burundi, etc.; et tout cela pour l’avancement de tous. Car ainsi nous pourrions mutualiser nos points forts. Ce sera l’occasion même pour eux de pouvoir intégrer la plateforme africaine qui rassemble les Rois et Chefs Traditionnels que feu Le Guide Muammar al-Gaddhafi avait mis en place et qui est dirigée par Sa Majesté Chiffie-Zie, le Roi des Bétés. Les francs-maçons ont mis en place leur système de gouvernance, et quand un franc-maçon français a besoin d’argent il va en Afrique voir son frère de loge réciproquement quand ce dernier a besoin d’un service il accourt vers son frère de loge en France pour demander son aide. Ils font prospérer ainsi leur cause à nos dépends. Les criminels internationaux et terroristes font de même. Est-ce que nous qui sommes “conscients” serions les seuls dindons de la farce qui ne comprendraient rien et qui refuseraient les outils que les ancêtres nous ont légué pour nous fortifier ? Ce serait absolument aberrant.

GPMZS: C’est un peu une sorte de bouteille à la mer que Vous lancez là en direction de toutes les communautés africaines diasporiques, mais justement profitons de ces rappels historiques pour revenir un instant sur votre parcours depuis votre émergence publique, il y a près de quinze ans de cela. Du temps où Vous étiez membre actif et cadre du Parti Kémite (PK) dirigé alors par Kémi Séba, l’on ne voyait pas transparaître chez Vous ce tropisme royaliste que Vous soutenez aujourd’hui. Et même dans les autres organisations que par la suite Vous aviez co-fondé et animé en tant que membre actif et cadre (Tribu KA, GKS, MDI, etc.), nous ne percevons pas cette option politique.

SMMTH: C’est vrai qu’à première vue ce n’est pas ce qui est le plus flagrant quand on jette un regard rétrospectif. D’ailleurs si vous me le permettez, disons qu’en cet instant nous commémorons quasiment jour pour jour les dix ans de la descente de la Tribu KA à la rue des Rosiers qui avait fait tant de tapage médiatique et provoquer un émoi nationale au sein de toute la classe politique française. Comme quoi le temps passe vite. Mais à y regarder de plus près on est amené à nuancer un peu plus ce jugement sur la non perception de l’option royaliste, du moins monarchique, dans nos mouvements militants successifs de l’époque. Car même les autorités françaises et les travaux universitaires comme ceux de Stéphane François, Damien Guillaume, Emmanuel Kreis ou encore Pierre-André Taguieff reconnaissent, dans les rapports et publications nous concernant, le fonctionnement monarchique de ces différentes organisations avec à leurs têtes un Chef et un Conseil (Administration). Et ce Chef appelé Fara n’a pas été élu au suffrage universel ou choisi lors d’une assemblée générale constitutiante ou élective. Il s’est tout naturellement imposé. Mais je comprends aussi pourquoi l’on ne perçoit pas de première abord ce tropisme royaliste dans ce parcours en France. Il faut savoir que dès le début de mon émergence sur la scène publique j’avais élaborer une méthodologie enseignée au sein de la Per-Ankh et qui se présentait comme suit: Néma-Kéma-khépéra. Néma c’est déconstruire, dénoncer. Kéma c’est construire, élaborer, planifier. Et Khépéra c’est transformer, appliquer, mettre en œuvre, réaliser. Le discours comme les agissements à cette époque étaient de circonstance car nous étions dans l’étape du Néma, donc de la dénonciation. Il s’agissait pour nous de dénoncer les mensonges sur notre Histoire, notre culture, notre héritage; de dénoncer la mainmise de certaines communautés contre la nôtre; de dénoncer les pesanteurs internes comme externes qui nous tiraient vers le bas. Alors évidemment dans le Néma il y a forcément une petite dose de Kéma et de Khépéra, c’est pour ça que l’on perçoit ici et là quelques soupçons de la pensée et de la praxis royaliste dans notre parcours en France. À partir de l’an 301614, j’ai plus mis l’accent sur le Kéma, donc l’énonciation, en commençant un travail intellectuel d’explication, d’élaboration, de pédagogie. C’est tout le sens de mon travail sur le monde négro-arabe que certains comme feu Jean-Pierre Kaya (paix à son âme) n’ont pas bien compris, m’accusant à tort de vouloir islamiser et/où d’arabiser l’Afrique, là où en vérité pour moi il s’agissait de réafricaniser le monde arabe et l’islam. Il s’agissait pour moi de réappropriation d’un héritage volé, détourné, dérobé qui est notre, celui des civilisations maure, négro-arabe du moyen-age : Califats Rachidoun, Omeyyade, Abbaside, Fatimide, Omeyyade de Cordoue, Al-Mourabitoun, Al-Mouahidoun, Émirat de Grenade, etc. Toutes ces grandes civilisations appartiennent historiquement, anthropologiquement, culturellement et éternellement au monde noir. Et il était important de le signaler, de le relever, de l’enseigner afin de nous en inspirer pour nos propres expériences politiques, économiques et culturelles à venir. Ces civilisations négro-africaines du Moyen-Age sont un trait d’union entre Kemet qui est lointain et les royaumes modernes précoloniaux. Et là aussi dans cette étape de Kéma, donc d’énonciation et non plus de dénonciation, dans laquelle nous nous trouvons actuellement il y a forcément une dose de Khépéra, donc de réalisation, de praxis, de mise en application de nos élaborations et planifications intellectuelles. Nous avons au maximum encore trois ans avant de définitivement basculer de plein pied dans l’étape de Khépéra pour clôturer un cycle préparatoire d’environ vingt ans. Vingt ans pour être enfin suffisamment outillés pour transformer notre géographie et par conséquent notre histoire. C’est à la fois court et long, question de point de vue.

GPMZS: Vous disiez précédemment avoir mis en place un système psycho-socio-économique. En quoi cela consiste-t-il? Sur quoi se fonde le socle économique du Sultanat de Zaria-Shabazz ?

SMMTH: Le Sultanat de Zaria-Shabazz a hérité de l’Empire-Maure-Amexem son hyperstructure psycho-socio-économique avec ses dispositifs, ses procédures, ses codes et ses normes établis par le ministère du trésor et du budget, par celui des douanes, et par le département de l’énergie et de l’industrie du ministère de l’intérieur. Aussi pour réguler et fluidifier nos échanges commerciaux a été mise en circulation une monnaie métallique constituée d’argent pur à 99%: l’ujamaa-silver (1 oz, 1/2 oz, 1/4 oz) que nous avons adopté. Ça c’est pour le contenant de cette économie. Pour le contenu, donc la production, il faut savoir que nous n’avons pas encore eu la possibilité, depuis notre retour sur nos terres, de nous rendre dans la Cité-Capitale de Firdaws-Niutallah dont l’accès à été rendu inaccessible du fait de l’insécurité permanente qui règne dans le coin depuis ces trois dernières années. Du coup c’est essentiellement sur nos terres du Nagarat (Comté) d’Al-Sabara que se concentrent nos activités agricoles. La première année d’exercice, qui était pour nous un test, nous a permis de produire près de 30 tonnes de carottes devenant de facto les premiers producteurs et fournisseurs de carottes de la région de Bangui. Prouesse qui a attirée l’attention des autorités politiques centrafricaines de la Transition qui nous ont invités à participer au premier Forum pour la Promotion du Secteur Privé en RCA. Notre démarche entrepreneuriale à également touchée le patronat centrafricain qui n’a pas hésité à nous donner un coup de pouce financier pour soutenir notre production. Tout cela est tombé dans les oreilles d’une grande télévision française, en l’occurrence Canal+ qui est venu sur nos terres pour tourner un documentaire sur nous dans le cadre de son émission “Réussite”.
Et nous nous démenons pour augmenter, à la fois, la production et la productivité en mécanisant davantage, en introduisant de nouvelles semences et de nouvelles techniques d’exploitation agricole. Nous cherchons également à gagner de nouveaux marchés d’écoulement de nos produits. D’ailleurs actuellement deux sociétés industrielles, l’une locale faisant dans l’huilerie et les savons, l’autre l’internationale faisant dans la grande distribution de produits exotiques pour le marché de l’UE, sont en pourparlers avec nous. Il s’agit par exemple de 30.000 tonnes annuelles de maïs, au moins autant de sésame sans compter les avocats et mangues de nos vergers. À l’heure actuelle c’est vraiment un marché colossal qui dépasse nos capacités logistiques. Nous avons besoin d’élargir notre surface financière pour répondre convenablement à cette demande importante. D’où le fait de notre participation à des discussions avec la Banque Mondiale pour nous permettre d’accéder à certains programmes donnant lieu à des lignes de crédits et à un renforcement de nos capacités. Quoiqu’il en soit les perspectives pour nous sont bonnes malgré les grandes difficultés conjoncturelles et structurelles auxquelles nous devons faire face.

GPMZS: Votre Majesté, merci pour tout.Vos réponses ont été l’occasion pour nous de mieux appréhender les fondements de la royauté Zariate-Shabazz. À nouveau merci d’avoir bien voulu accepté notre invitation. Mais Sa Majesté aurait-elle un dernier mot à dire aux lecteurs et lectrices de la Gazette du Palais Magistral Zaria-Shabazz ?

SMMTH: Encore une fois je tiens à vous remercier du fond du coeur pour cette opportunité qui m’a été offerte de m’exprimer dans vos colonnes. Mais si j’avais juste un dernier message à transmettre ce serait d’inviter tout à chacun à méditer la proposition du Messager d’Allah, le Très Honorable Elijah Muhammad, quand il nous dit “Accept your own” [Acceptez ce qui est votre].

GPMZS: Nous Vous remercions.