Archéologie de la royauté dans l’Atlantide

atlantide carte
Carte représentant le continent disparu, l’Atlantide de la civilisation antique des Shabazz qui ont civilisé le Monde.

En nous inscrivant toujours dans une perspective et une démarche d’archéologie politique du substrat shabazz à travers la géographie et l’histoire, nous ne ne pouvons qu’être fatalement amenés à interroger un des plus puissants pouvoirs, une des plus grande civilisation shabazz des temps antique: l’Atlantide.

Il s’agit ici d’analyser sommairement une citation de Critias dans l’œuvre éponyme du philosophe grec Platon. Mais qui est Critias dont nous parle Platon?

Né dans une famille aristocratique athénienne autour de l’an 460 av. JC et mort en 403 av. JC, il était un homme politique, tyran d’Athènes (404 à 403 av. JC), et philosophe-poète qui avait également des talents d’orateur. Parenté à Platon, l’historien français Frédéric-Charles Baer en fait même le grand-père de Platon. En vérité, il est le grand-cousin de ce dernier, puisque le père de Platon et Critias étaient cousins germains, descendants de Critias Ier leur grand-père paternel.

Ce Critias II ou Critias le Tyran nous intéresse à plus d’un titre puisqu’il fait parti de la liste des transmetteurs d’une tradition sur l’Histoire des Atlantes. Le premier des Grecs à avoir été instruit par les Kémites (Égyptiens faraoniques) sur l’Histoire des Atlantes est le législateur Solon d’Athènes, oncle de Critias Ier, donc arrière-grand-oncle de Critias II le Tyran.

Solon a mis en vers cette fabuleuse histoire de l’épopée des Shabazz-Atlantes et a transmis ces écrits à son neveu Critias Ier. C’est ainsi que Critias II le Tyran dit dans le livre éponyme de Platon que : “ces manuscrits [de Solon] que j’ai lu dans ma jeunesse étaient chez mon grand-père et son encore chez moi à l’heure qu’il est, et je les ai appris par coeur étant enfant”[1].

Nous voyons l’importance réelle de ce texte pour Critias, au point qu’il a été amené à le mémoriser entièrement par cœur. Et à son tour, il transmit cette Histoire à son petit-cousin Platon. Les archives que nous avons des dépositions de Platon sur l’Atlantide sont incomplètes, parcellaires mais quand même primordiales. Nous nous arrêterons donc sur une citation tirée de Critias où il est dit ceci:

Pendant de nombreuses générations, les rois écoutèrent les lois et demeurèrent attachés au principe divin auquel ils étaient apparentés… mais quand l’élément divin vint à diminuer en eux, par l’effet du croisement avec de nombreux mortels, ils tombèrent dans l’indécence…” [2]

De cette courte citation, nous pouvons retirer quelques informations sur la praxis des rois Shabazz-Atlantes:

  • Il y eut plusieurs génération de rois (dynasties);
  • ils écoutèrent les lois:
  • ils demeurèrent attachés au principe divin;
  • ils étaient apparentés au principe divin;
  • la part de divinité en s’amoindrit;
  • cet élément divin en eux diminua par le mélange avec de nombreux mortels;
  • la conséquence de la baisse de l’élément divin en est la chute dans l’indécence.

Si l’on devait donner un commentaire sommaire des ces points que nous venons de relever sur la royauté atlante, la première de chose à dire c’est que la perpétuation biologique de lignée est un devoir. C’est une pratique, un impératif qui se retrouve dans toutes les royautés shabazz à travers la géographie et l’histoire. Le principe royale commence donc par le vivant, par une famille.

Dans un deuxième temps, l’on doit retenir un point focal qui dépasse même la réalité et la légitimité biologique: la parenté avec le principe divin. Littéralement, les rois atlantes sont de Dieu, sont apparentés à Dieu. Ainsi toutes les générations et dynasties confondues peuvent-ils déclarer “De Dieu nous sommes“.

Il ne s’agit pas pour eux seulement de se déclarer de Dieu, de la Divinité mais d’y demeurer attaché en tout temps et en tout lieu. Rester attaché à Dieu, pour le souverain atlante c’est resté attaché à lui-même, à son essence, à sa nature, sa quiddité.

Aussi comprenons-nous plus facilement l’injonction pour eux d’écouter les lois, de respecter les lois, de se soumettre à la Loi. Ainsi par définition le roi atlante ne peut pas être un despote ou un tyran qui se pense au-dessus des lois. Son attachement au principe divin fait de lui le premier à respecter la loi, à la protéger, à l’appliquer, à la faire appliquer.

L’on saisit également de l’Histoire de l’épopée des rois atlantes que le feu de Dieu est littéralement en eux tant qu’ils sont eux-mêmes, tant qu’ils respectent et se conforment aux préceptes ci-dessus cités. Mais ce caractère divin qui leurs est intrinsèque peut aussi disparaître, non de façon arbitraire ou inexpliquée voire inexplicable. Mais par le mélange, le croisement répété et intensif avec ce qui est mortel, avec les mortels (celles et ceux qui ne possèdent pas l’élément divin). La fréquentation d’avec les mortels, la combinaison avec eux et leurs principes devient mortelle pour le plus favorisé des rois béni par la divinité. Au point de sombrer dans la déchéance la plus complète, la plus crasse. Ainsi voyons-nous une hiérarchie entre les hommes: des indécents aux nobles, des déchus aux favorisés.

Par conséquent, quelque soit le pouvoir que peut avoir la royauté, là où il n’y a plus de divinité, ni de familles décentes, seule la mort et la destruction peuvent régner. Quelque soit le caractère illustre des ancêtres, le nombre d’enfants, de femmes ou de richesses, là où il n’y a plus de noblesse d’âme, frappée du sceau de la divinité, de la conformité avec Dieu, du respect des lois, il ne peut y avoir de royauté, fusse-t-elle atlante.

Cette archéologie de sciences politiques shabazz montre une fois de plus comme la réflexion des différentes Maison Royales Africaines (Magascar, Haïti, Maure-Amexem, Zaria-Shabaz, etc.) qui posent le primat de la divinité sonne juste. Là où triomphe les principes mortels (=républicains) la royauté ne peut exister, si ce n’est de façade.

 

[1] Cité par Wolter Smit, Etait-Elle l’Atlantide, p. 24, 2010, 244 pages

[2] Platon, Critias, 121a et b.

 

Sa Majesté Magistrale Tahéruka Shabazz, Chef de la Maison Royale Zaria-Shabazz

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