La Royauté Africaine

Souverain africain
La figure royale en Afrique, source de l’unité nationale et de la souveraineté.

La doctrine shabazz qui pose le primat et la supériorité politique de la royauté sur tous les autres régimes en vigueur trouve un fondement non seulement dans les Livres Sacrés, mais aussi dans l’Histoire de l’Humanité notamment durant les heures les plus glorieuses du Peuple Originel. Nous lisons sous la plume d’un des plus éminents égyptologues français, en la personne de Drioton, fin observateur des institutions faraoniques, ce constat manifeste sur le rapport entre la stabilité multi-millénaire de la civilisation kémétique et la royauté :

« La monarchie égyptienne a été durant toute l’histoire l’organe moteur et régulateur de la civilisation égyptienne [1]».

Cette donnée limpide est très lourde de sens et de conséquence. La « monarchie égyptienne » est perçue par Drioton comme étant un « organe », avec tout le poids que ce terme renferme en matière juridique. Aussi retiendrons-nous ces deux caractéristiques majeures qu’il accole à la royauté : « moteur » et « régulateur ». Ce sont là deux éléments fondamentaux pour la perpétuation d’une civilisation, mais qui font cruellement défaut à nos régimes politiques actuels en Afrique et dans la Diaspora ; régimes ignobles que Son Altesse Royale le Prince Rev. Dr. Ndriana Rabarioelina de Madagascar qualifie de « républicain, laïc, démocratique ». D’autres parleront volontiers de « République bananière ».

Le Président américain Barack Hussein Obama déclarait en 2009 au Ghana lors de son premier voyage officiel en Afrique sub-saharienne que l’Afrique « n’a pas besoin d’hommes forts mais d’institutions fortes ». Au-delà du fait qu’en ces temps historiques troublés mais décisifs pour l’Afrique et sa Diaspora qui ont besoin toutes deux d’hommes et de femmes lumineux, visionnaires et froids, nous ne pouvons qu’acquiescer quand le Président Obama invite les Africains à fortifier leurs institutions. Pour qui sait interpréter les non-dits, les silences, les contretemps, aura deviné qu’inconsciemment Obama les appelle à ne surtout pas imiter les institutions américaines qui sont tout sauf fortes. Puisque la vraie force des Etats-Unis d’Amérique (EUA) leurs vient d’ailleurs, de l’autre côté de l’Atlantique, sur l’île d’Albion : la Grande-Bretagne où règne une reine, Elisabeth II.

C’est qu’en vérité, comme le souligne Drioton pour le cas faraonique, le dynamisme vient de la royauté, qui est un organe moteur, une institution directrice, une locomotive qui tire la société naturellement vers les sommets, vers les hauteurs de la civilisation. Les analystes expérimentés reconnaissent également à l’institution royale une qualité au combien salvifique qu’est celle de régulatrice qui prévient contre tout mouvement excessif, agressif de déstabilisation et de renversement des fonds baptismaux d’une société ancrée dans les institutions naturelles.

[1] Drioton E., L’Egypte pharaonique, p. 43, Paris, A. Colin, 1969 ; cité par Michel-Alain Mombo, Le pouvoir du roi d’Egypte d’après la spiritualité pharaonique (2778-1085 avant: J-C), p. 15, L’Harmattan, 2013, 100 pages

 Sa Majesté Magistrale Tahéruka Shabazz, Chef de la Maisn Royale Zaria-Shabazz

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